Cependant, avant de parler de geôles, de décès, le groupe avait déjà enregistré son quatrième album The Soft Parade. Le single qui m'intéresse ici est celui qui fut sur les ondes en décembre 68. Un mélange de cordes, d'instruments à vent qui vient parfaitement épouser la voix du chanteur. Il n'est pas question d'une chanson transgressive, violente ou rebelle.

Il suffit d'entendre les premières notes pour placer la chanson, son groupe. Elle a bercé les années rock de toute une génération, et certainement de celles qui ont suivi. En effet, en 1991, sur le très grand écran, c'est sous la patte d'un des réalisateurs les plus importants du cinéma des 30 dernières années que le groupe vient revivre. Le choix de l'acteur principal énormément contesté lors des castings mit finalement tout le monde d'accord. Mais revenons-en à 1969.

The Archies faisaient un carton qui reste aujourd'hui encore dans les oreilles, avec leur "Sugar, Sugar", Louis Amstrong accompagnait la sortie du sixième (et toujours encore contesté) James Bond, Au service Secret de sa Majesté (avec la chanson "We have all the time in the World"). Un groupe de jeunes anglais dans le vent alignait 5 hits, dont "Get Back" (get back, get back to where you once belonged... inoubliable aussi, non ?). Bob Dylan chantait "Lay Lady Lay", bref il y avait du lourd dans les charts.

Pour le cinéma, je vous en passe et des meilleurs, quand Louis de Funes ne se retrouvait pas avec un produit périmé dans un réfrigérateur naturel [1], c'est Bébel qui se retrouvait voyageant aux États Unis au pied de leur plus grande dame [2]. De l’autre côté de l’atlantique, deux potes après un bon deal, prenaient leurs motos pour traverser les États-Unis et ainsi devenir les icones cinématographiques des hippies [3]. Quand nos deux motards traversaient les États-Unis, à l’autre extrémité, un cow boy arpentait les rues New Yorkaise pour y gagner sa vie en pratiquant le plus vieux métier du monde [4].

C'est en Angleterre par contre que virent le jour de magnifiques séries télé. L'une et l'autre jouant la provocation, mais dans des registres bien différents. Dans un cas un gros bonhomme tapotait régulièrement le crâne dégarni d'un vieillard tout en reluquant les poitrines généreuses qui sautillaient un peu partout [5]. Dans l'autre, un groupe de joyeux drille mettaient en images des successions de sketchs comiques, et qui donnerait des idées à SFR pour réaliser leurs pubs près de 40 ans plus tard [6].

mais revenons-en à ce titre qui donne la pèche et le sourire.

 

 

Je vais paraphraser le lancement d'une de leur chanson, c'est un odieux pillage que je réalise sous vos yeux :

And, now, ladies and gentlemen, once again the doors!